Agence d'architecte RoyanCharente-Maritime

L’école, au travers des stages, des voyages d’étude, ou des travaux réalisés, m’a permis de de porter une réflexion, d’expérimenter et de cultiver une vision personnelle sur l’architecture. Les dernières années d’école m’ont amené à porter un regard plus précis sur le patrimoine, et sur les relations entre l’architecture du passé et l’architecture contemporaine. Les deux expériences décrites ci-dessous servent à montrer comment je suis passé d’une affinité, d’une curiosité pour le patrimoine à une envie d’aller plus loin, d’expérimenter en vue de mieux en cerner les problématiques qui y sont liées.

En 2011, lors de mon Master, je décide de partir étudier en Italie grâce au programme ERASMUS afin de suivre un atelier sur le patrimoine. Cette notion est beaucoup plus présente là-bas, et leur manière de procéder est nettement plus poussée. En effet, j’ai suivi un atelier sur la restauration d’un édifice religieux où j’ai pu appréhender les différentes étapes du processus de restauration. Déjà, cette discipline montre de manière évidente leur besoin de sensibiliser les futurs architectes à leur patrimoine et à sa signification. De plus, il est intéressant de voir que les italiens poussent au maximum la phase d’étude, en essayant de comprendre le bâtiment sous tous ces aspects - historique d’abord, puis des matériaux, puis par une analyse des différents dégâts, de leur nature et de leurs modes de restauration - avant de décider in-fine du type de projet réalisable (restauration ou réhabilitation). La phase esquisse/projet représente donc la dernière étape et la plus courte phase du processus global de réflexion.

J’ai décidé de clore mon Master d’architecture par le choix d’un projet patrimonial comme Projet de Fin d’Etude. Je trouvais que c’était le moyen de mettre à profit mes réflexions antérieures et de voir ce que concrètement je pouvais réaliser. Pour ce faire, je suis parti sur l’extension et la réhabilitation d’une tour médiévale du XIème siècle.
Loin de l’échelle domestique qu’est la maison paysanne, ce qui m’intéressait dans ce projet c’était surtout de retrouver une certaine historicité. Au travers de ce projet, j’ai essayé de retrouver des éléments qui parlent de l’histoire de cette tour, de son rapport fort au paysage proche et lointain, tout en conservant une architecture résolument moderne.
Ce projet est exemplaire puisqu’il représente pour moi un premier pas vers une formalisation de ma pensée sur l’architecture.

La notion patrimoniale me semble fondamentale, non pas pour cristalliser le paysage urbain actuel, mais plutôt pour s’en servir au service du projet. Le patrimoine est partout, autant dans les grands édifices, comme les églises, que dans les maisons (villas royannaises).
Il est donc de notre devoir d’architecte de porter un regard sur ce patrimoine tout en répondant aux problématiques des usagers.